
Au boulot : journée d’étude pluridisciplinaire sur les conditions de travail
9h-17h
MSHE
Salle de conférences
Besançon
Présentation
Depuis la période où Emile Zola écrivait ses romans, les conditions de travail se sont améliorées grâce, notamment aux avancées sociales du Front Populaire ou du Conseil National de la Résistance. Puis cette dynamique longue d’amélioration s’est arrêtée au début des années 2000 pour Véronique Daubas-Letourneux, puis s’est inversée sous la Présidence Macron. On compte aujourd’hui un tiers de mort en plus au travail en France qu’au début de son premier quinquennat ; un tiers de jours de congé en plus suite à une maladie professionnelle ou un accident du travail ; les indemnités sont à l’avenant… Et la rhétorique dominante refuse d’accuser le travail, préférant rendre responsable le travailleur : la pénibilité du travail devenant de l’usure professionnelle.
Dans le même temps, si on se réfère aux statistiques existantes, on se rend compte que LE travailleur n’existe pas. Et si on déconstruit cette figure, des inégalités apparaissent. Les femmes sont plus sujettes que les hommes aux TMS, les hommes seront davantage exposés aux accidents du travail ; les emplois ouvriers comporteront généralement plus de facteurs de pénibilité que les postes de cadres ; les jeunes connaîtront plus de précarité que celles et ceux qui sont plus avancé.es dans leur carrière. Il s’agit alors de ne pas homogénéiser cette catégorie des « conditions de travail ».
Thématique contemporaine, elle a été abordée par une multitude de disciplines en SHS et en santé et a donné lieu à des théorisations variées : conditions de travail, conditions d’emploi, qualité de vie, qualité d’emploi, QVCT… Cette journée d’étude vise à comprendre comment la notion, le concept, la catégorie de « conditions de travail » est mobilisée par les différentes disciplines.
Programme
9h
Ouverture
Olivier Jouffroy, VP Relations humaines, UMLP
Benoit Geniaut, Responsable du pôle Vulnérabilité, MSHE
Florent Schepens, Directeur du LaSA, UMLP
9h30
Florent Lheureux, Professeur de psychologie, Laboratoire de psychologie, UMLP
Conditions de travail objectives ou subjectives ? Indicateurs génériques ou
spécifiques ? Méthodologie qualitative ou quantitative ? Regard d’un psychologue social et du travail sur les intérêts et limites des différentes modalités d’étude des conditions de travail
9h55
Maëlezig Bigi, MCF en sociologie, CNAM
Conditions de travail et travail réel. Comment décrire un objet nomade ?
10h20 Discussion
10h45 Pause
11h
Benoit Geniaut, Professeur de droit privé, CRJFC, UMLP
Les conditions de travail, une notion juridique en voie de dépassement ?
11h25
Gabarrot Fabrice, Professeur de psychologie, Psy DREPI, UBE
Genre, projection identitaire et conditions de travail : apports du Gender
Projection Mode
11h50 Discussion
12h15 Pause repas
14h
Sonia Zecchin, Doctorante en sociologie, LaSA, UMLP
Faire tenir le travail : régulations collectives et contraintes professionnelles
chez les technicien·ne·s du spectacle
14h25
Héloïse Haliday, MCF-HDR en psychologie, Psy DREPI, UBE
Solitude dans l’organisation ou organisation de l’esseulement ? Les conditions relationnelles du travail de gouvernance à l’hôpital
14h50 Discussion
15h15 Pause
15h30
Maxime Clément, Doctorant en sociologie, EHESS
Promesses d’autonomie et expériences du travail : redéfinir les conditions de travail dans la restauration
15h55
Julia Philippe, Doctorante en sociologie, LaSA, UMLP
Le travail au-delà de l’emploi : le cas des salariés des magasins Lidl
16h20 Discussion
16h45 Fin de la journée
Organisation
Julia Philippe, Florent Schepens, Sonia Zecchin

